Conférence sur Maria Valtorta au Café “Le Saint Cyprien” le 24 juillet à 20h

Conférence sur la mystique italienne Maria Valtorta donnée par François-Michel Debroise

 

 

 

L’Evangile tel qu’il m’a été révélé est l’œuvre majeure de Maria Valtorta. Il s’agit du récit qui embrasse l’histoire du Salut depuis la naissance et l’enfance de la sainte Vierge Marie et de son Fils Jésus, les trois années de la vie publique du Sauveur (c’est la partie la plus étendue de l’œuvre) — sa passion, sa mort, sa résurrection et son ascension —, jusqu’aux débuts de l’Eglise et l’assomption de Marie.

L’Œuvre, marquée d’une remarquable élévation littéraire, décrit les paysages, les ambiances, les personnages, les événements avec précision et vivacité. Elle présente les caractères et les situations avec une profonde introspection ; elle expose les faits joyeux et dramatiques avec le sentiment d’un témoin présent, qui participe à la scène ; elle informe sur les caractéristiques locales, les milieux de vie, les usages, les rites et les cultures, dont la grande richesse de détails observés est d’une vraisemblance indéniable. A travers le merveilleux récit de la vie terrestre du Rédempteur, notamment par les discours et les dialogues, l’Œuvre illustre tout l’enseignement du Christ en s’intégrant harmonieusement aux Ecritures Saintes et à la Tradition de l’Eglise. “ Dons de nature et dons mystiques harmonieusement conjoints — a écrit le vénérable Gabriel M. Allegra, o.f.m., illustre défenseur de l’œuvre valtortienne — expliquent ce chef-d’œuvre de la littérature italienne et, peut-être faudrait-il dire, de la littérature chrétienne mondiale. ”

Le Concile Vatican II a établi dans la Constitution Dei Verbum (n. 19) que les évangélistes ont dû faire des choix parmi tout ce qu’ils avaient à transmettre, puis il leur a fallu en rédiger une synthèse et l’expliciter en tenant compte de la situation particulière des premières communautés chrétiennes. Ils mirent en œuvre leur intention de faire connaître la vérité sur Jésus sous la forme d’un projet rédactionnel personnel, à tel point que l’Evangile écrit est dit “ selon Matthieu ”, “ selon Marc ”, “ selon Luc ” ou “ selon Jean ”.

L’Œuvre écrite par Maria Valtorta utilise un ordre chronologique pour développer le contenu des quatre évangiles, l’illustrer, et exposer les faits et les paroles de Jésus au cours de sa vie publique. Cet ordre n’est pas celui des évangélistes, mais celui d’une biographie : et c’est bien celle de Jésus que décrit l’œuvre valtortienne. Ainsi, ce qu’il vivait et accomplissait, jour après jour, s’harmonise parfaitement avec ce qu’il annonçait et enseignait, ce qui nous permet d’identifier l’Evangile avec la vie terrestre de Jésus.

L’Œuvre de Maria Valtorta montre l’historicité et la vraisemblance de l’unique Evangile : elle se prête en effet à être démontrée scientifiquement par des recherches spécifiques sur des données de diverses natures, environnementales ou conceptuelles, que l’on trouve dans les descriptions, les discours ou les dialogues.

Ainsi dit Jésus à Maria Valtorta — appelée “petit Jean” à titre subsidiaire par rapport au grand Jean, le quatrième évangéliste, auquel elle ressemble par sa spiritualité et sa mission — le 28 janvier 1947 : “ L’ouvrage livré aux hommes par l’intermédiaire du petit Jean n’est pas un livre canonique. Néanmoins, c’est un livre inspiré que je vous accorde pour vous aider à comprendre certains passages des livres canoniques, et en particulier ce que fut mon temps de Maître, enfin pour que vous me connaissiez. ”

Texte publié par la Fondazione Maria Valtorta

 

MARIA VALTORTA naquit à Caserta le 14 mars 1897 de parents lombards. Son père, Giuseppe Valtorta, né à Mantoue en 1862 était adjudant-chef armurier dans le 19ème régiment de Cavalerie Légère. Bon et conciliant, il sera très affectueux avec sa fille unique. Sa mère, Iside Fioravanzi, née à Crémone en 1861, avait été professeur de français. Acariâtre et égoïste, elle sera d’une sévérité irrationnelle et parfois cruelle avec son mari et sa fille. Maria, qui faillit mourir à sa naissance, fut confiée à une nourrice aux mœurs légères. A dix-huit mois, suivant sa famille qui dépendait des déplacements du régiment, la petite se retrouva à Faenza; elle quittait la chaleur torride du Sud à laquelle on attribue – ainsi qu’au lait de sa nourrice – son caractère passionné, pour se retrouver dans le climat tempéré des régions du Nord. Les déplacements successifs à Milan et à Voghera rythmèrent les étapes de sa croissance et de sa formation culturelle et religieuse, où elle manifesta un fort tempérament, de grandes capacités intellectuelles et une profonde sensibilité spirituelle. Elle acheva ses études au prestigieux Collège Bianconi de Monza, qui pour elle, fut un havre de paix pendant quatre ans au terme desquels elle comprit que sa vie spirituelle serait tournée vers Dieu. En 1913, son père prit sa retraite pour des raisons de santé et la famille s’installa à Florence où elle restera pendant onze ans et demi. Maria se plaisait dans cette ville qui satisfaisait sa sensibilité culturelle et qui lui permit de mettre en œuvre son amour du prochain en devenant “infirmière samaritaine” à l’hôpital militaire pendant la première guerre mondiale. Mais c’est aussi à Florence qu’elle connut la douleur, à cause de sa terrible mère qui brisa par deux fois un rêve d’amour légitime, et à cause de l’acte insensé d’un anarchiste qui lui asséna un coup de massue sur les reins et la rendit infirme. Par bonheur, Maria eut la possibilité de passer deux ans à Reggio Calabria de 1920 à 1922, chez des parents hôteliers. Leur affection et la beauté naturelle du lieu revigorèrent son corps et son âme. Pendant son séjour elle se sentit à nouveau portée vers une vie dédiée au Christ mais de retour à Florence où elle restera encore deux ans, elle replongea dans les souvenirs amers. En 1924 ses parents firent l’acquisition d’une maison à Viareggio où ils s’établirent. Pour Maria commençait une vie d’ascèse fondée par une résolution inébranlable qui culminait par des héroïques dons de soi par amour de Dieu et de l’humanité. En même temps elle se consacrait à la paroisse en tant que délégué à la culture pour les jeunes de l’Action Catholique et tenait des conférences qui commencèrent à être suivies même par les non pratiquants. Mais elle se déplaçait de plus en plus difficilement. Le 4 janvier 1933, elle sortit de chez elle pour la dernière fois avec une fatigue extrême et, à partir du 1er avril 1934, elle ne quitta plus le lit. Le 24 mai 1935 Marta Diciotti, une jeune fille orpheline, fut recueillie par sa famille. Elle deviendra sa confidente et l’assistera toute sa vie. Un mois après, le 30 juin, son père tant aimé s’éteignit et Maria faillit mourir de chagrin. Sa mère, qu’elle a toujours aimé par devoir naturel et par sentiment surnaturel, mourra le 4 octobre 1943 sans avoir jamais cessé de tourmenter sa fille.

Texte publié par la Fondazione Maria Valtorta

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