ARLES L’Eglise des Pères

Saint Césaire d'Arles et Saint Antoine du désert

ARLES

L’Eglise des Pères

Le service des pèlerinages vous propose d’aller à Arles à la rencontre de deux  Saints :

Saint Césaire d’Arles et Saint  Antoine du Désert.

Ces Saints sont Pères de L’Eglise et sont antérieurs au Schisme entre Orient et Occident.

Ils nous permettrons de nous replonger dans les fondations de l’Eglise.

 

Saint-Césaire d’Arles, futur docteur de l’Eglise ?

Le 4 novembre 2016, les évêques de France réunis en assemblée plénière à Lourdes se sont prononcés en faveur de la proclamation de saint Césaire d’Arles (470-542) comme docteur de l’Église. Suite à ce vote, le diocèse d’Aix et Arles, à l’origine de la démarche, travaille à présenter un dossier de candidature au Vatican.

Né vers 470 à Chalon-sur-Saône et mort le 26 août 542 à Arles, Césaire fut moine de Lérins, puis évêque d’Arles pendant quarante ans de décembre 502 jusqu’à sa mort en 542. Connu pour ses nombreux sermons aux Arlésiens, Saint Césaire est en effet une figure spirituelle majeure de l’Église des premiers siècles. 

Ce grand prédicateur est connu pour avoir donné une dimension de « capitale religieuse » à la ville d’Arles. Il préside d’importants conciles provinciaux et fonde le premier monastère de femmes en pays gaulois.

En 513, il reçoit des mains du pape Symmaque un pallium qui fait de lui le représentant de Rome en Occident. D’un point de vue pastoral, Césaire s’adapte aux circonstances : « Il décida de parler à cette génération nouvelle un langage nouveau, son propre langage. Les hommes de son temps ne s’y sont pas trompés ; ils ont répandu ses sermons dans l’Europe entière ; et leurs descendants les ont réutilisés pendant des siècles ». Il attaque « les coutumes les mieux établies, comme les beuveries, le concubinage… ». Il visite « les paroisses de son diocèse, un des plus vastes du sud-est de la Gaule ». A sa mort, les disputes autour de ses reliques font rage. Certaines seront découpées en petits morceaux…

« Ces reliques sont certes un joyau du patrimoine mais elles sont le signe de la présence de Saint-Césaire parmi nous ».

C’est par ces mots que, le 28 novembre 2018, Monseigneur Christophe Dufour, archevêque d’Aix et Arles révélait le sens de l’inauguration liturgique du nouveau lieu d’exposition des reliques de Saint-Césaire. Une salle du cloître saint-Trophime entièrement aménagée permet d’accueillir, dans les conditions indispensables à sa conservation, cet ensemble vestimentaire liturgique considéré comme le plus ancien de l’Occident chrétien. Les reliques textiles, comme la tunique et les pallia ont fait l’objet d’une restauration spectaculaire. Trésor historique et objet de spiritualité, le pallium de Césaire, sorte d’écharpe de toile de laine blanche, en fait partie.

  

« Cela fait un millénaire et demi que les Arlésiens sont fiers de ces reliques »  « Elles n’ont cessé d’être vénérées, d’être le pivot de la spiritualité de l’Eglise d’Arles et les Arlésiens ont toujours tenu à ce qu’elles soient conservées dans des lieux prestigieux, jusqu’à ce jour, où elles sont honorées dans un cadre digne de leur grandeur ».(Jean-Maurice Rouquette , historien).

 

Saint Antoine du Désert, Premier Père des Solitaires d’Égypte (251-356)

Saint Antoine le Grand ou du Désert (251-356) est né en Haute-Egypte dans une famille chrétienne.Vers l’âge de 20 ans, il reçoit l’évangile du jeune homme riche (Mat. 19, 16-21) comme un appel personnel:

« Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres…puis, viens et suis-moi ».

Il se retire au désert, y mène une vie d’ermite dans la prière, luttant contre les tentations et sortant vainqueur des combats spirituels contre Satan. Très vite, il attire de nombreux disciples; des groupes d’ermites se créent autour d’un abbé.

En cela, il est le véritable père du monachisme chrétien.

Avec son ami Athanase, évêque d’Alexandrie, il travaillera aussi à réduire l’hérésie arienne. Il mourut le 17 janvier 356 au mont Colzim à 105 ans, dans son ermitage où se trouve aujourd’hui le monastère copte qui porte son nom. Par souci d’humilité il avait demandé que le lieu de sa tombe demeure secret. Ce lieu resté longtemps ignoré fut découvert et ses reliques furent transférées à Alexandrie, puis à Constantinople après les invasions musulmanes.

Plusieurs siècles plus tard, les reliques sont ramenées par un chevalier chrétien en Isère, sur le lieu qui devient l’abbaye de Saint-Antoine. Les bénédictins de Montmajour (près d’Arles) eurent la garde des reliques ; elles font des guérisons miraculeuses. Au début du 12ème siècle deux seigneurs guéris miraculeusement du fameux « mal des ardents » appelé « feu de Saint-Antoine », fondent un petit hôpital près de l’abbaye ; l’hôpital devient la maison mère de l’ordre des Hospitaliers de Saint-Antoine, ou Antonins. Cet ordre fut absorbé en 1775 par l’Ordre de Malte.

Depuis 1999 les principales reliques sont vénérées à la cathédrale Saint-Trophime d’Arles. L’oubli dans lequel la dévotion à saint Antoine abbé est plongée depuis un demi-siècle à Arles contraste singulièrement avec la ferveur qu’elle suscite dans le monde chrétien, tant romain qu’orthodoxe. Ainsi, les reliques arlésiennes sont plus adorées en Italie, où la chasse est régulièrement envoyée, qu’à Arles même.

Imagerie populaire

Les Antonins élèvent des porcs indispensables pour nourrir les pauvres ; ces porcs ont le droit d’errer librement, alors que tous les autres porcs en sont privés depuis que l’un d’eux est à l’origine de la mort de Philippe, fils du roi Louis VI le Gros. Pour les reconnaître les porcs des Antonins ont l’oreille fendue et portent une clochette. C’est ainsi que dans l’imagerie populaire Saint- Antoine est représenté avec son fidèle compagnon à la queue en tire-bouchon.

Plus que les faits merveilleux de sa vie, retenons ses paroles et les enseignements qu’il donnait à ses disciples:

« Efforçons-nous, leur disait-il, de ne rien posséder que ce que nous emporterons avec nous dans le tombeau, c’est-à-dire la charité, la douceur et la justice… Les épreuves nous sont, en fait, profitables. Supprimez la tentation et personne ne sera sauvé. »

 

La cathédrale d’Arles obtiendra un temps le rang de primatiale des Gaules.

La communauté chrétienne d’Arles est l’une des premières de la Gaule, avec la présence d’un évêque dès 254.

Initialement située près du rempart antique, la cathédrale fut déplacée vers le Vème siècle. Élevé en plusieurs phases, l’essentiel du monument actuel date du XIIe siècle, époque où sa façade fut rehaussée de sa magnifique statuaire historiée. L’édifice bâti sur l’emplacement d’une basilique initiale appelée « Saint-Étienne » est l’un des plus importants du domaine roman provençal. Au cours de son histoire deux conciles (427 et 475) s’y déroulent ainsi que des événements majeurs (couronnements d’empereurs, mariages royaux…).

Le 29 septembre 1152, la translation des reliques de Saint – Trophime premier évêque de la cité a lieu depuis les Alyscamps, le vocable actuel Saint-Trophime, s’étant imposé à partir de la fin du  Xe siècle.

La cathédrale fut le siège de l’archidiocèse d’Arles jusqu’à sa fusion avec l’archidiocèse d’Aix-en-Provence en 1801. Les titres de basilique, primatiale et cathédrale demeurent même si la cathédrale n’est plus le siège effectif de l’évêque. Prosper Mérimée l’a fait classer au titre des monuments historiques en 1840. Elle est inscrite au  patrimoine mondial de l’UNESCO  depuis 1981.

Les principales reliques de Saint Antoine du désert y sont vénérées depuis 1999.

Le cloître Saint-Trophime

 Le cloître Saint-Trophime est au centre des bâtiments canoniaux de la cité épiscopale.

A partir du XIIe siècle, l’espace au sud de la cathédrale Saint-Trophime est occupé par deux grands ensembles: d’une part, le palais de l’évêque, d’autre part, le claustrum, espace réservé à la communauté des chanoines.

Vers cette époque on entreprit la construction de bâtiments conventuels organisés autour d’un cloître. Les deux premières galeries, romanes, présentent des sculptures d’une exceptionnelle qualité, véritables fleurons de l’art roman provençal. Au XIVe siècle deux autres galeries de style gothique seront ajoutées.

Les modifications ultérieures de la cité épiscopale préserveront le cloître et ses salles adjacentes mais les pluies et la pollution mettront à mal ces joyaux médiévaux. Après plusieurs années de travaux, le 17 septembre 2015, le cloître a été rendu à sa beauté quasi-originelle. Il apparaît comme personne de vivant ne l’avait encore jamais vu, puisque la dernière restauration d’envergure datait de 1862 ! Une salle entièrement aménagée permet d’accueillir les reliques textiles, comme le pallium de Saint Césaire.

 

 

                   

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    Le service des pèlerinages vous propose une rencontre avec Saint Césaire d’Arles et Saint Antoine du Désert. Deux Pères fondateurs de l’Eglise.

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