Chapelle de la Transfiguration Patrimoine du XX siècle

 

 

La Chapelle de la Transfiguration

En 2015, elle a reçu le label Patrimoine du XXe siècle attribué par le Ministère de Ia Culture et de la Communication

 

 

182 rue Francis Garnier  (Val Fleuri)  –  83 000 Toulon
(Bus Réseau Mistral ligne 40 arrêt Chapelle)

 


 

Accrochée sur les premiers contreforts du Mont Faron à Toulon,  la Chapelle de la Transfiguration conçue et réalisée par Jean-Gérard Mattio en 1968 est un témoignage marquant et audacieux du mouvement moderne.

En 2015, elle a reçu le label Patrimoine du XXe siècle attribué par le Ministère de Ia Culture et de la Communication.

 

Elle est une des oeuvres majeures de l’ensemble d’architectures, objets, œuvres plastiques et recherches théoriques destinées à l’enseignement que laisse l’auteur.

 

Ouverte sur le large par les rythmes d’une baie vitrée qui offre au regard l’ensemble de la rade derrière l’autel, la Chapelle de la Transfiguration offre un parcours de lumière, de lignes fortes et cohérentes qui incite au retour sur soi, à la projection vers le monde, en osmose avec la nature universellement habitée et la spiritualité.

 

Chapelle



Patrimoine du XXe siècle

La Plaque « Patrimoine du XXème siècle » a été inaugurée le 26 mai 2016
par Monseigneur Dominique Rey, Evêque du diocèse de Fréjus-Toulon,
le Père Juan Alejandro Rodriguez, Paroisse St Vincent de Paul,
la Direction Régionale des Affaires Culturelles Provence Alpes Côte-d’Azur
et Madame Alice Mattio

Présentation de Mme Alice Mattio

Monseigneur
Monsieur Ie Curé
Frère Benoit-Philippe Peklé, responsable de la commission d’Art sacré
Mesdames, les représentantes de la Direction des Affaires Culturelles de la Région Provence Côte-d’Azur
Monsieur l’Architecte des Monuments
Monsieur l’adjoint au maire et madame le conseillère municipale représentant la municipalité de Toulon

Et vous tous qui avez pris de votre temps pour participer à cette inauguration,

Mes enfants et moi-même sommes heureux de vous accueillir à la chapelle de la Transfiguration. Pour certains elle est familière, pour d’autre mystérieuse. Son architecture rompt avec l’image issue de la tradition que nous nous faisons d’un édifice religieux.
Nous allons mieux la connaître en reprenant son histoire.

C’était en 1967-68. Après les bombardements de 1944 Ia reconstruction de Toulon s’effectue lentement en même temps que s’accroit sa population. La construction d’immeubles s’inscrit dans la modernité et le confort débutés dans les années précédant la guerre. Progressivement de nombreuses villas s’agrippent au flanc du Faron.
La petite chapelle qui servait jusque-là aux habitants du quartier, située dans la villa Ste Anne de la famille Potel, devient insuffisante. Monsieur le Curé Eouzan curé de la paroisse St Vincent de Paul décide la construction d’une Chapelle.
C’est alors que la famille Potel détache une parcelle de terrain de sa propriété et la cède à l’évêché. Il y a sur ce terrain une bergerie, et …un blockhaus.
C’est par-dessus cette construction que sera édifiée la chapelle, qu’elle doit enjamber, c’est-à-dire ne pas s’y appuyer. Le père Eouzan fait appel à Jean-Gérard Mattio, mon mari, pour en dresser les plans et à monsieur Esquer, ingénieur béton, pour mener ce projet à bien. Les paroissiens en assureront le financement.

C’est Je temps d’une vaste émulation architecturale internationale. Jean-Gérard étudie à ce moment les règles harmoniques du Nombre d’Or que l’on retrouve jusque dans la nature, en particulier la croissance des plantes, et, sur ces bases, le Modulor initié par Le Corbusier.
Ce projet tombe à point pour le mettre en pratique dans les limites qui lui sont imparties.
C’est aussi le temps de Vatican Il et de la réforme liturgique qui préconise l’usage de matériaux et d’installations dépouillés de tout artifice.
Mais pauvreté ne signifie pas misère. Jean-Gérard joue avec l’opposition des masses et des mises en lumière. Le béton qui est le matériau utilisé est laissé brut de décoffrage par endroits ou recouvert d’un enduit poché aux doigts.

La façade Nord au vaste fronton en forme de carène se veut protectrice tout en laissant transparaître par endroits la vue qui de l’intérieur s’ouvre sur le paysage. Ce n’est qu’un clin d’œil à la chapelle Notre Dame du Haut édifiée par Le Corbusier à Ronchamp.

En façade Sud, Jean-Gérard ouvre la chapelle sur l’espace du ciel et de la rade pour que, par la prière, en particulier les familles de marins, soient en union de pensée avec ceux dont elles sont séparées. L’auteur est peintre paysagiste. Ceci explique aussi cela.

A l’intérieur, le siège du célébrant et le tabernacle en bois clair seront d’une extrême sobriété.
Près de l’entrée, sous le puits de lumière, la vierge en bois sculpté est une reproduction de Notre Dame des Anges à Pignans. Elle a été offerte par Mr le curé Eouzan espérant qu’aucune statue St Sulpicienne ne trouve place dans cet édifice.

Nous sommes en plein mai 68. C’est la fin de la construction qui a duré neuf mois depuis septembre 1967. On en est aux finitions. Les ouvriers se sont barricadés pour ne pas être dérangés. La bénédiction et la mise en service ont lieu le 26 mai 1968. Il y a 48 ans.

Aujourd’hui, distinguée par la Direction des Affaire culturelles de notre Région Provence Côte d’Azur, elle entre dans l’histoire par l’inauguration de cette plaque qui la reconnait parmi le patrimoine du XXe siècle. Ce dont nous lui sommes infiniment reconnaissants.

Mais qui est son auteur ?

Jean-Gérard Mattio est né le 27 mars 1927 dans l’atelier d’artistes de ses parents les peintres Laurent et Odette Mattio. Il est situé sur le port de Toulon au dessus du feu légendaire Bar des Mécaniciens. En 1931 la famille s’installe à Sanary, là encore sur le port face à la mer.
En dehors de son temps de classe il suit ses parents sur nature, pour dessiner et peindre les paysages qui sont leurs sujets. Arrive la guerre. En 1944 leur parvient un ordre d’évacuation : le port est miné.
La famille se réfugie à Vougy, près de Roanne, dans la Loire. C’est là que j’ai fait la connaissance de Jean-Gérard. Il fait sa première exposition, des aquarelles, à Roanne en 1945. II a 18 ans.
Puis c’est le retour à Toulon dans une maison sinistrée en cours de réhabilitation. C’est le temps de la fréquentation des Beaux Arts et du service Militaire. En 1950 il obtient par concours un poste à l’Ecole des Beaux Arts où il enseigne le dessin, la perspective et la décoration.
Dans ses temps libres il répond à la demande qui lui est faite d’installations, et de meubles de magasins ou d’appartements, de panneaux décoratifs, d’entrées d’immeubles, qu’il réalise soit en céramiques soit en sculptures d’acier.
C’est ainsi qu’il réalisa en collaboration avec Alfred Henry la décoration de la Caisse d’Epargne dont les éléments sont en cours de dépose, le nouvel acquéreur les sacrifiant à un nouveau projet. Il est également l’auteur de l’animation murale du stade nautique du Port marchand. Il reprend ses pinceaux plus régulièrement en 1984. Par toutes ces activités pratiquées, l’expérience donne corps à son enseignement qu’il exerça pendant plus de 44 ans.

Il décède le 31 décembre 1995.

Je vous remercie.

 

 

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    Chapelle de la Transfiguration,Toulon
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Chapelle de la Transfiguration,Toulon

Adresse

Chapelle de la TRANSFIGURATION, Rue Francis Garnier, Toulon, France Voir sur la carte

Contact

PAROISSE ST VINCENT DE PAUL


11 boulevard Commandant Nicolas - Quartier Montéty
83000 Toulon

Téléphone : 04 94 89 55 45
Portable : 06 47 00 78 32
Email : paroissemontety@orange.fr



Autre lieu de culte, le dimanche à 9h30 et le 1er jeudi du mois à 11h :

Chapelle de la Transfiguration

182 rue Francis Garnier (Val Fleuri)
83000 Toulon



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